Tag Archives: écologie

Don en ligne : l’internaute est une pince, l’annonceur a des oursins dans les poches

29 Nov

Le blog bouge (à nouveau). Nul ne sait s’il le fera souvent. Et on va prolonger un sujet déjà abordé ici et il y a… longtemps maintenant ;).

crédit photo : tecfa“C’est gratos sur Internet”

L’Interweb mondial a toujours été synonyme d’économie d’argent. Dés ses débuts, avec l’arrivée des premiers sites d’e-commerce et des newsletters promotionnelles, le vèbe c’est le royaume du bon plan (Radin.com), de l’échange (Homeexchange), des couts moindres (Priceminister), des milliers de petites annonces (Ebay) de la gratuité voire – pour certains qui refusent d’avancer – du pillage. Bref, sur le web c’est toujours moins cher et on aime bien ça. Dans un contexte économique et financier aux mieux incertain, au pire et pour beaucoup difficile, cette tendance n’en est que d’autant plus vraie.

Bon et puis le web c’est aussi le lieu de l’échange, du partage et de la mobilisation, tout ça. Mais je refais pas le coup du formidable web 2.0 et de la campagne online de levée de micro fonds qui a porté Barack Obama hein ?

La question qui me taraude depuis quelques temps est celle-ci : alors qu’Internet a très fortement évolué, pourquoi en sommes nous restés au don 1.0 ?

(more…)

Votre écologie, vous la préférez saignante ou bleue ?

6 Oct

Ou comment la radicalisation du discours publicitaire amène à prôner le respect de mère nature… en flinguant des humains.

Coup sur coup, 2 dispositifs publicitaires d’une violence rare dans le monde jovial et étoilé de la publicité nous ont été proposés. Jouons au jeu des ressemblances de forme et de fond :

1/ WWF et sa campagne gore en réalité augmentée pour la protection d’une espèce animale. Avec un dispositif à l’effet tellement wahou qu’on n’en retient rien (Test si vous l’avez déjà vue et avant de continuer : pouvez-vous citer de tête l’espèce dont il est question de préservation ?) :

2/ L’absurde et sanguinolente campagne 10:10 “No pressure” qui a suscité un tollé blogosphérique international et le communiqué officiel d’excuses qui va bien pour répondre aux accusations d’”éco totalitarisme“, de “meurtre d’enfants” ou de “fascisme” (notez au passage le sens de la nuance dans les propos).

(more…)

Green, wash or act

25 Sep

Le Greewash, comme pas mal d’angles de la Corporate Social Responsibility (CSR) sont souvent sujets à maintes polémiques. Maintes polémiques car quand nous sommes exposés à une campagne clamant l’engagement d’une marque contre le travail des enfants, la verdure de ses produits, etc … on a du mal à le croire. Combien de fois, avec des amis (pubards ou pas), j’ai été exposé à des spots corporates ayant engendré des commentaires du genre “c’est du n’importe quoi”, “je suis sûr qu’ils ne le font pas” ou encore “c’est juste pour vendre”. Cela peut sembler basique et primaire comme raisonnement, mais que l’engagement de la marque soit réel ou pas, je suis sûr de ne pas être le seul à avoir constaté, ou fait ces remarques.

Si l’on se concentre uniquement sur le combat écolo des marques, le sentiment que ces dernières trompent les consommateurs est tellement fort qu’un concept que nous connaissons tous, celui de greenwash, est venu donner un nom à cette tendance, il y a de cela quelques années aux États-Unis (voire une dizaine).

Le Greenwah souligne donc cette malheureuse tendance qu’ont certaines marques à exagérer l’impact positif de leurs produits ou de leurs actions sur l’environnement. J’ai l’impression que les marque sont de plus en plus nombreuses à avoir compris que le consommateur avait désormais des moyens plus évolués, collaboratifs du moins, pour se rendre compte des supercheries, et ainsi, certaines d’entre elles optent pour le Greenact. Oui, j’aime faire des néologismes (Quoique je ne suis pas le seul), mais ce que je veux dire par là, c’est qu’à force de faire semblant, et d’éviter se faire étiqueter comme greenwasher, on constate que des dispositifs, des mesures ou des actions s’approchent réellement de l’idéal green. Une observation à mon avis encore difficile à généraliser, mais qui peut se faire grâce à des opérations comme celle de la banque américaine PNC, avec son mur végétal géant visible dans la ville de Pittsburgh, actuel centre du monde pour cause de G20 (vous trouverez une foule de détails dans le communiqué de presse).

PNC mur végétal

Si je n’ai pas rédigé un tel billet avant, c’est que je n’ai pas trouvé d’opé assez convaincante pour le faire. Je suis peut être trop direct puisque beaucoup d’entreprises s’engagent pour de vrai pour la planète, mais le greenwash ayant déjà trop sévi, il est plus facile de se rappeler des mauvais exemples que des bons. Connaissez-vous d’ailleurs de votre côté de vraies illustrations de CSR correspondant à cette idée de Greenact? Pensez-vous que la tendance du réel engagement va s’affirmer ?

Greenpeace joue de la typo

17 Jul

Je ne le dirais jamais assez: Greenpeace rules ! Et ils ne se contentent pas d’être bons une fois. Non, tous les 6 mois ils remettent le couvert en nous montrant qu’ils comprennent et maitrisent les enjeux et ressorts du marketing digital.

zero-deforestationUne nouvelle preuve avec Objectif zero deforestation, un appel à pétition pour réglementer toute une série de pratiques légales mais anti-écologiques concernant la déforestation de la planète.

Car au cas ou vous ne le saurez pas, la déforestation tropicale est responsable de 20% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, davantage que le secteur des transports au niveau mondial. Et donc, pour sauver le climat, il faut sauver les forêts, et ceci bien avant de vous payer une voiture qui consomme du biocarburant.

Et comme Greenpeace n’a pas le budget de Yann Arthus Bertrand + Besson,  ils ont préféré nous proposer une fabuleuse petite vidéo typo (qui devrait réjouir FF, spécialiste français en ce domaine)  qui met en scène des données de façon utile mais aussi esthétique (ou comment allier la pédagogie avec l’art cf. La singulière beauté des données). (more…)

Peut-on dissoudre l’écologie politique dans le marketing ?

19 Jun

A notre époque de Disneylandisation massive, où la forme l’emporte quelque soit le fond, la question mérite d’être posée, surtout si on prend comme exemple le surpuissant « Home » du millionnaire photographe Yann Arthus Bertrand.

François-Henri Pinault, patron du groupe Pinault-Printemps-Redoute et super-mécène de luxe fraîchement converti à la cause verte fait équipe avec Luc Besson, big boss de la société Europacorp pour donner vie financièrement au gros bébé de YAB. Le tout adoubé par un Nicolas Sarkozy qui a eu droit à sa projection privée à l’Elysée en avant-première mondiale et dont on murmure d’ailleurs que c’est déjà son « nouveau film préféré ».

(more…)

Le dessin animé responsable – les années 70

1 Dec

Je vous parle d’un temps que les moins de 30 ans ne peuvent pas connaître… Et c’est bien dommage (*). Alors je profite d’une soirée en tête à tête avec ma fille de 4 ans pour vous parler de cette époque (bénie) où les dessins animés se devaient d’être éducatifs pour pouvoir passer devant la censure terrible du CSA (**).

Cela a permis à toute une génération de développer une sensibilité écologique. De Spectroman à Goldorak en passant par Albator ou le Capitaine Flam, la plupart des dessins animés japonais (sauf Candy, allez savoir pourquoi) ont évoqué les catastrophes écologiques et humaines dues à l’homme (***). Hélas ça c’est vite arrêté (pas vu le message écolo dans YuGiHo ou Naruto), mais ça a existé, il faut le souligner.

Hors les japonais n’ont pas été les seuls à créer des dessins animés prônant le développement durable à cette époque. Les français ont également sorti des séries animées. Voilà deux dignes représentants de cette tendance (si, si c’est de la communication, c’est une oeuvre audiovisuelle). (more…)

Coup de chaud ?

11 Aug

Greenpeace s’est associé à Spencer Tunick, photographe connu pour ses images de foules nues, pour mettre en scène 600 personnes sur un glacier en Suisse. Cette campagne ayant pour but de faire prendre conscience du réchauffement climatique est un succès et commence être déclinée sur beaucoup de supports.

Le nouveau glossaire du tee-shirt hype

8 Aug

Monoprix a sorti au printemps une collection de tee-shirts en coton bio et équitable, en collaboration avec neuf créateurs plus ou moins connus, et donc d’autant plus branchés (100drine, Robert le Héros, Misericordia, André, Jean, Virgo, P.O.E.M, Nathalie Lété et Caroline Kaeppelin Denervaud). (more…)

Cooptation décridibilisante

4 Aug

Vous savez que j’adore la marque au panda (cf. 35 ans de pandas) mais il y a des moments où je me pose la question de sa crédibilité. A force de coopter tout et n’importe quoi (pour du budget évidement, ne croyons pas qu’ils font ça gratuitement), le WWF est en train de se décrédibiliser gravement.

La preuve ? J’ai découverte ceci dans ma dernière facture Orange :

Il est intéressant de voir les différents niveaux de lecture que ce simple paragraphe peut proposer. Le client de base d’Orange (client bêta ?) va immédiatement capter un message positif pour la marque. Et pourtant, si l’on se penche vraiment sur le sujet, on s’aperçoit assez vite qu’il ne s’agit en fait que d’une pure opération de marketing relationnel et d’éco-blanchiment. (more…)

35 ans de pandas

31 Jul

C’était il y a longtemps, très longtemps…

Les dinosaures erraient sur la terre ? Non, pas aussi longtemps. C’était à l’époque où j’étais tout petit et où je lisais Pif Gadget. Et c’est dans Pif Gadget, je m’en souviens, que j’ai eu mon premier contact avec le logo noir et blanc du panda du WWF. Ce fut une rencontre incroyable. Ce panda était beau, rond, simple et en même temps complexe. Le Ying / Yang de l’environnement.

Et depuis, ce panda ne m’a jamais quitté.

Et pourquoi je vous parle de ce temps que les moins de 20, heu… 30 ans, ne peuvent pas connaître ? Tout simplement parce que cette année le WWF a 35 ans (comme moi, hé oui).

Et pour fêter ça le WWF a libéré 1600 pandas dans Paris. Il aurait bien voulu en libérer plus, mais il n’en reste plus que 1600 dans le monde, alors forcément.

(more…)