On y râle (souvent) contre les mauvais annonceurs. On se moque (tout le temps) des campagnes scandaleuses. On y rit (parfois car notre humour n’est pas toujours d’une grande fraicheur) et on félicite aussi. Jamais sans argument et toujours avec passion.
Maintenant, nous agissons
Sans prétention mais avec ambition, ROP a décidé de ne pas se borner à pondre des billets pour faire avancer le métier et soutenir les causes. Fort d’une équipe soudée et impliquée, nous proposons notre temps, nos compétences et notre énergie aux acteurs et initiatives responsables. Et comme en plus nous sommes musclés, nous avons décidé de relever la forêt des Landes tous seuls. Si, si.
Votresite.eco : une goutte d’eau dans l’océan du web ? Peut-être. Reste qu’avec la conclusion d’un partenariat avec Al Gore et son Alliance pour la protection du climat, Dot Eco LLC Partners a passé un cap dans la promotion de leur initiative écolonumérique : créer et diffuser l’extension .eco à des fins non commerciales ET environnementales.
Non il ne s’agit pas de ROP (ResponsablesouPas) mais de l’OIP, l’Observatoire Indépendant de la Publicité, un site complètement concurrent (et donc très intéressant).
Cet observatoire émane de l’Alliance pour la planète et est composé de membres d’associations écologistes, d’associations de consommateurs, de personnalités reconnues dans le domaine de l’environnement, du secteur de la communication et de la publicité, du marketing, et de la recherche. Il milite pour une meilleure et réelle prise en compte de l’environnement en France, en faisant en sorte que soit limité et contrôlé l’impact de la publicité sur l’environnement et stoppé l’utilisation abusive de l’argument écologique (copié collé de leur “à propos”).
Le site www.observatoiredelapublicite.fr a été mis en ligne hier et quelques campagnes sont déjà épinglées. Je vous engage donc à le visiter pour vous faire votre propre idée. Un groupe Facebook a également vu le jour : Facebook Observatoire de la Pub.
Ca fait du bien de voir quelques actions en faveur d’une publicité responsable, vous ne trouvez pas ?
Un petit post pour faire part de ma dernière agréable surprise institutionnelle en ligne. Elle est ci-dessous et extraite du site stop-violences-femmes.gouv.fr lancé dans la foulée d’une campagne publique de sensibilisation.
De quoi s’agit-il ? De deux simples boutons assez moches mais franchement beaux. L’un donne accès à un petit didacticiel pour effacer tout passage (historique et saisie semi-automatique) sur le site quelque soit le navigateur utilisé. L’autre permet de quitter en un clic le site pour se retrouver sur le site le plus générique et anodin possible : Météo France (ont-ils été consultés pour servir d’alibi en ligne ?).
Tout comme Internet & Opinion dont un lecteur zèlé a relevé le détail, je tire mon chapeau aux concepteurs de cette petite fonction anodine mais brillante. C’est là une vraie preuve de réflexion et de sens du service. C’est pousser loin l’immersion dans l’esprit et le contexte difficile et risqué de ces internautes.
En 1969, lors de la venue de John Lennon à Toronto, un jeune fan s’introduit dans sa chambre d’hôtel pour lui voler un interview. John délivra à ce moment un message de paix.
38 ans après l’enregistrement original, notre jeune Jerry Levitan, agé de 52 ans, décide d’imager cette bande sonore d’un récit visuel.
Le scénario comme la réalisation sont trop attendus. On y retrouve les flashs-back très rythmés fréquemment utilisés dans les spots de prévention. Alors pourquoi, me direz-vous, balblater sur un spot qui ne sort pas vraiment du lot. Simplement parce qu’il m’a fait penser à l’excellent site du Ministère de la Santé Norvégien : trydrugs.net (à voir absolument !). Je vous l’accorde le message n’est pas tout à fait le même, quoique… Mais je trouve quand même qu’il y a un gap expérientiel (pour reprendre une expression de publicitaire branché) impressionnant entre les deux ! On a d’un côté, une bande son bien travaillée et quelques effets spéciaux moyennement réussis et, de l’autre, une série de jeux sur l’image, le son et le mouvement, parfaitement réalisés. Ce parallèle nous ramène à un constat bassement technique : ce qui n’est pas possible à la télé l’est souvent sur le web…